Le leader qui doit savoir s'effacer pour mieux diriger

Pourquoi le vrai défi du leadership partagé ne réside pas dans la distribution du pouvoir, mais dans la capacité à calibrer en permanence la relation entre le leader et son équipe.
La question que les organisations persistent à mal poser
La plupart des discours sur le leadership partagé le présentent comme une substitution simple : moins de hiérarchie, plus de responsabilité collective. Déléguer davantage. Aplatir la structure. Faire confiance à l'équipe. Cette grille de lecture, si bien intentionnée soit-elle, déforme le problème réel. Van Knippenberg, Pearce et van Ginkel - trois des chercheurs les plus cités en matière de leadership et de dynamiques d'équipe - soutiennent dans un article théorique de référence publié dans Organizational Psychology Review que la question n'est pas de choisir entre leadership vertical et leadership partagé. Le problème est que les organisations ne disposent d'aucune théorie - et donc d'aucune pratique - pour gérer la relation entre les deux.
