La vitesse et le dynamisme du travail moderne dépassent les structures d’emploi traditionnelles.
Je partage avec vous ici les points essentiels que je retiens de la lecture de “Work without Jobs”, le livre de Ravin Jesuthasan et John W. Boudreau.
L’approche conventionnelle consistant à définir le travail par le biais des “emplois” et les individus comme des “titulaires d’emplois” devient obsolète. L’environnement commercial contemporain, stimulé par la numérisation et l’automatisation, exige une approche nouvelle de la structure du travail : un système d’exploitation “sans emplois” pour une agilité organisationnelle accrue.
Les cadres de travail traditionnels ont vu le jour pendant la deuxième révolution industrielle. Bien qu’ils aient perduré, ils ne sont pas adaptés aux défis modernes. En raison de ces structures rigides basées sur les emplois, les entreprises ont du mal à s’adapter aux nouvelles technologies et méthodologies émergentes.
Les méthodologies agiles, initialement conçues pour le développement de logiciels, mettent l’accent sur les individus, l’adaptabilité et la collaboration avec les clients. Ces principes sont cruciaux pour le nouveau système opérationnel de travail. Par exemple, une organisation de biens de consommation, malgré l’adoption de principes agiles, a rencontré des obstacles à la collaboration en raison des rôles et des descriptions d’emploi rigides.
En comparaison avec le système de travail conventionnel qui commence par les rôles d’emploi, le nouveau système se concentre sur les tâches à accomplir. Les systèmes traditionnels peuvent se poser des questions sur les implications de l’automatisation sur les emplois actuels, tandis que cette approche innovante se demande quelles tâches existent (ou existeront), qui peut les accomplir, et comment mieux mobiliser les compétences, que ce soit par le biais de l’emploi à temps plein ou d’arrangements alternatifs.
Voici les principaux principes du nouveau système d’exploitation du travail :
La société de biens de consommation précédemment mentionnée pourrait améliorer son agilité en décomposant les emplois en tâches. Ce changement favorise la collaboration et une exécution fluide des tâches. Les organisations doivent faire une introspection de leurs structures de travail existantes, en identifiant les domaines nécessitant de l’agilité. Les domaines d’évaluation critiques comprennent les descriptions de poste obsolètes ou les situations où les candidats penchent vers des configurations de travail non traditionnelles.
Cependant, le passage à cette nouvelle approche ne sera pas uniforme dans tous les secteurs d’une organisation. Certains rôles resteront alignés sur le système traditionnel. Néanmoins, avec le temps, un nombre croissant de domaines bénéficieront de ces méthodes d’engagement au travail non conventionnelles.
Le livre souligne un besoin pressant de passer du modèle de travail traditionnel. Bien que certains emplois s’inscrivent toujours dans le cadre conventionnel, la nature évolutive du travail exige une approche plus agile, intégrant l’automatisation et des arrangements de travail divers. L’adoption de ce nouveau système d’exploitation offre un avantage stratégique aux entreprises pour rester compétitives dans un paysage en mutation. La vitesse et le dynamisme du travail moderne dépassent les structures d’emploi traditionnelles.
Bien que tous les emplois ne correspondent pas immédiatement à ce nouveau paradigme, la tendance va indéniablement vers des structures de travail plus flexibles et non traditionnelles.
Les organisations doivent s’adapter à ce nouveau système du travail, en particulier dans les domaines exigeant de l’agilité. L’adoption d’un tel système permettra aux entreprises de se prémunir pour l’avenir alors que le paysage du travail continue de se tourner vers un modèle de “travail sans emplois”.
Auteur : Luc bretones, Fondateur de NextGen